dimanche 18 avril 2010

Vieux articles paranoïaques - The Smashing Pumpkins, part One


Par Lola


Les Smashing Pumpkins sont de retour depuis le 22 mai 2007, date de leur concert de reformation au Grand Rex à Paris – et j’y étais [happy]. Depuis ils enchaînent tournée sur tournée, et pas seulement pour défendre leur nouvel album Zeitgeist

Donc aujourd’hui, je vais vous parler un peu de ce groupe mythique des années 90, qui vous l’aurez deviné, est tout simplement, à mon sens, l’un des meilleurs groupes de rock ayant jamais existé.

Originaire de Chicago, ce groupe qui se forme en 1987, était initialement composé de trois personnes avec des noms super classes, et d’une boîte à rythmes …

Mais commençons par le commencement : Billy Corgan n’a pas osé aller aussi loin que Trent Reznor qui dit « Trent Reznor is Nine Inch Nails », et pourtant les Smashing Pumpkins , sans lui, c’est comme Muse sans Matthew Bellamy ou Nirvana sans Kurt Cobain, donc c’est parti pour :

La minute de Billy Corgan

De son vrai nom, William Patrick Corgan, né en Illinois en 1967. Fils d’un guitariste de blues professionnel, il a vécu une enfance assez difficile qui l’aura beaucoup marquée. Etudiant brillant, fan de baseball (décidément ça en France ça marchera jamais), il décide d’apprendre à jouer de la guitare après avoir vu la Flying V d’un ami, et donne ses économies à son père qui lui achète une copie de Gibson Les Paul. Son père justement l’encourage à écouter Jeff Beck ou encore Jimi Hendrix, mais sans lui donner de leçon. Billy Corgan apprend donc en autodidacte : quand on voit à quel niveau il arrive rapidement, je crois que c’est un encouragement pour tous ceux qui veulent apprendre tous seuls d’un instrument !

Fan de heavy metal avec des groupes comme Black Sabbath ou Led Zep’, il s’intéressera par la suite à d’autres styles, plus alternatifs, à travers des artistes comme les Cure ou les Smiths.

Malgré les propositions d’illustres universités, il décide de vivre de la musique après le lycée… La galère commence mais on entrera pas dans le détail… Si l’enfance de Billy Corgan vous intéresse, il a écrit des Confessions qu’il livrait à ses fans, traduites en partie à cette adresse.

La formation des Smashing Pumpkins

C’est en travaillant dans une boutique de disques qu’il rencontre James Iha, à qui il apprend la guitare… Ils enregistrent quelques démos dans un style « goth-pop », et par la suite rencontrent d’Arcy Wretsky, qui était en train de s’engueuler avec un groupe à la fin d’un concert.

C’est bientôt la naissance des Smashing Pumpkins, dont le nom viendrait d’un rêve fait par Billy Corgan, où Gene Simmons (lol) qui lui aurait dit : « Joe Strummer is drunk and smashing pumpkins ». Autrement dit, Joe Strummer est bourré et éclate des citrouilles.

Ils jouent pour la première fois en 1988, où ils recrutent Jimmy Chamberlain comme batteur… Et quel batteur !

Les albums de la consécration

En 1991 sort leur premier album, Gish, où ils fusionnent rock psychédélique et heavy métal, en s’attribuant ainsi une touche unique, un univers musical où on sent que, déjà, le groupe a trouvé son identité. J’encourage ceux qui voudraient découvrir cet album à écouter des morceaux comme Rhinoceros, Siva, ou I am One.

L’album, trop vite catalogué « grunge » ne trouve pas le succès qu’il mérite, forcément : c’est la sortie de Nevermind de Nirvana.

Déjà par contre, le groupe se fait connaître pour ses conflits internes, où Billy Corgan passe pour un « control freak », une personne qui dicte absolument tout ce que doit être le groupe. Au point que, semble t-il, il aurait enregistré lui-même les parties de guitare de Iha et les parties de basse de D’Arcy pour cet album et le suivant.

Le suivant : Siamese Dream, sort en 1993. Il est considéré par beaucoup de fans le meilleur album du groupe.

Plein de tubes en puissances (en jouissances ?), je citerais pour qui veut connaître,Today, Cherub Rock, Soma (MA préférée de toutes), Rocket, Disarm… entre autres.

Magnifique !

N’étant pas journaliste, je m’autorise une certaine subjectivité ! Avec cet album, c’est le début d’un gros gros succès, les millions commencent à pleuvoir.

Comme pour Gish, il est enregistré avec Butch Vig comme producteur, et on voit une utilisation massive d’overdubbing (le fait de rajouter nappe sonore sur nappe sonore – impossible à recréer en live) qui deviendra une signature des albums des Smashing Pumpkins.

Suit un album de faces B, Pisces Iscariot en 1994, que j’hésiterais à qualifier d’anecdotique, de peur que les fans ne m’étripent.

Moins anecdotique : Mellon Collie and the Infinite Sadness bien sûr.

C’est l’un des double-albums les plus vendus au monde (produit par Flood, exit Butch Vig), avec The Wall des Pink Floyd, et le White album des Beattles. Vendu à 11 millions d’exemplaires, il est composé en grande partie par Billy Corgan qui vit cloîtré dans un studio, mais il est à noter que deux titres sont signée James Iha. On trouve des overdubs de piano, de violons, mêlés à des guitares aux mélodies sublimes !

Cet album, c’est un peu celui qui fait de Billy Corgan le nouveau « messie du rock », après la mort de Kurt Cobain. Au moment où tout le monde cherche un successeur à Nirvana, Corgan débarque avec un album grandiose, à son image, où il veut placer les Smashing Pumpkins au dessus de tous. Quel mégalomane ce Corgan ! Et pourtant quel talent : car le pari est réussi. Succès commercial, mais aussi, succès critique, qui redéfinit complètement le paysage rock et alternatif. A écouter à tout prix : 1979, Zero,Bullet with Butterfly Wings, Tonight Tonight, Bodies, Porcelina of the Vast Oceans, et j’en passe…

Les traumatismes du groupe

Une tournée d’un an et demi démarre (126 dates.), au nom plein de promesses: Infinite Sadness. Et effectivement : une jeune fille meurt à un concert à Dublin, puis c’est au tour du claviériste, Jonathan Melvoin, victime d’une overdose de disparaître. Jimmy Chamberlain a failli le suivre, et part en cure de désintox’, après avoir été viré du groupe.

Le début de la fin ?

Vieux articles paranoïaques - Placebo, part One

Proposé par Lola-105375 le 04/11/2008

Pré en bulle
Encore un article sur ma vie. Peut-être que ça vous intéressera puisque ma vie est liée de façon intrinsèque à certains artistes. Cette fois-ci (et d’autres fois encore, car ce n’est que la première partie de vos souffrances) je vais vous parler de Placebo, qui est
LE groupe pour moi.
Ah oui je vous ai bien eu! Vous aviez cru qu’il s’agissait des Smashing Pumpkins eh bien, peut-être pas. Qui sait ? Placebo est un groupe que je qualifierais, au moins à ses débuts, de glam/électro/punk/rock.
Je ne pense pas faire l’unanimité en parlant de ce groupe, et je n’en ai Cure (applaudissements), mais j’espère encourager chacun à (re)découvrir quelques perles.


Sur ce :

Intro reloue
Placebo est un groupe créé en 1994, par Brian Molko (double nationalité britannique et américaine, et né en Belgique), Stefan Olsdal (Suédois), et Steve Hewitt (britannique).
Brian et Stefan avaient fréquenté la même école au Luxembourg, mais n’ont vraiment fait connaissance qu’en se retrouvant un peu par hasard à Londres. Ils montent alors le groupe Ashtray Heart (cœur cendrier), et jouent en compagnie de leur Steve Hewitt, qui va devoir quitter rapidement la formation pour cause de tournée avec un autre groupe.
En octobre 1994,
Robert Schultzberg (Suédois), ami d'enfance de Stefan Olsdal occupe la place laissée vacante. Le groupe prend dès lors le nom de Placebo. Brian Molko dit à ce sujet: « au début des années 90, il y avait plein de groupes qui se nommaient d'après des drogues. Et moi j'ai trouvé que ça serait intéressant de se nommer d'après une drogue qui ne marche pas ».

Les débuts
Les derniers mois de 1994 sont consacrés aux compositions et répétitions et le premier concert de Placebo est donné au Rock Garden de Londres le 23 janvier 1995.
Les premières démos sont enregistrées en mars de la même année. L’idée est de garder des compositions techniquement simples, privilégiant énergie et émotions.
Aux antipodes du courant britpop de l’époque…
Brian Molko refuse d’ailleurs d’intégrer des solos dans ces morceaux, jugeant qu’ils sont responsables de bon nombre de gâchis, comme avec
Black Hole Sun de Soundgarden (entre nous c’est vrai que le solo n'a rien à faire là-dedans).
Les maisons de disque flairant la bonne affaire se précipitent pour faire signer le groupe, mais eux décident de prendre leur temps. Remportant une place sur une compilation après un concours, le groupe présente
Bruise Pristine, et signe enfin chez Hut Recordings (Virgin) tout en créant son propre label Elevator Music Ltd.
Oh ! J’oubliais presque un événement qui a quand même fait date dans l’histoire du groupe : En décembre 1995, avant la sortie du single
Bruise Pristine, David Bowie, séduit par ce qu’il a entendu de Placebo, leur propose d’assurer sa première partie anglaise, le groupe initialement prévu ayant fait défaut.



Placebo
Le 17 juillet 1996 sort le premier album, éponyme:
Placebo (ben éponyme quoi), produit par Brad Wood.
Cet album figure bien entendu parmi les meilleurs du groupe (vous l’auriez deviné), et on y découvre son univers: sexuel, malsain, rebelle, provocateur. Tout ça servi par Brian Molko avec sa voix nasillarde (les fans aiment se pincer le nez pour l’imiter ou d’autres parce qu’ils ne peuvent pas le sentir) qui fait les choux gras de la presse à scandale de par son androgynie et des propos « so shocking »! Avec eux, on sait qu’on est en plein dans le « sex, drugs & rock’n’roll ».
On sent dans les paroles urgence, frustrations, colère (il sortait de deux années de chômage aussi… faut le comprendre).
Je parlais de
Bruise Pristine, splendide morceau glauque et énergique. Où Brian nous chante un «We were born to lose» hautement convaincant, et qui deviendra un cri de ralliement parmi les fans (et un signe de reconnaissance sur les tee-shirts, comme Zero pour les Smashing Pumpkins).
Autre morceau phare, et d’où je tire une partie de mon pseudo si viril:
Nancy Boy. Énergique, imparable. Un hymne rock profondément sexuel, avec des paroles comme «J'ai l'inspiration en moi: elle est universelle, elle me retourne et me jouit dessus» ou encore «Des trous pour voir dans un sac en papier, le meilleur coup que j'ai jamais tiré». Je préfère traduire pour vous en faire savourer chaque mot.
Je pourrais citer
Teenage Angst où il fredonne «since I was born I started to decay», 36 degrees où il parle de sa lutte pour vivre (heureux ?). Tous ces morceaux qui sont autant de singles avec leur clip…

Pas mal pour un premier album n’est-ce pas ? Et pourtant beaucoup d’autres auraient mérité autant :
Come Home, Bionic (morceau adulé par les fans, que je vous conseille d’écouter, où Brian chante un mélancolique « Harder, faster, forever… after »). Hang On to Your IQ, Lady of the Flowers et I Know sont aussi de très beaux morceaux, toujours avec des paroles qui frappent, qui tombent juste, et servies par une voix splendide.
Reste
Swallow, chanson d’atmosphère un peu glauque, typique de certains penchants de Placebo pour les airs répétitifs et envoûtants.

Placebo, ou la tête qui sort de l’eau
Un album magnifique,
Placebo, qui réconcilie le rock avec ses démons (c’est mieux comme ça!).
Un chanteur à vif, écorché, qui joue à fond de son ambiguïté sexuelle, de sa bisexualité (prétendue? Peut être pas)… Et sans parler du bassiste, géant ouvertement gay.
Et aussi, très vite un groupe sous la protection de deux icônes du rock : David Bowie et l’iguane: monsieur Iggy Pop.
Placebo, un groupe adopté par les britanniques, mais surtout par le
public français, ce dont ils nous seront toujours reconnaissants (comme avec Muse par exemple. Oui il paraît que nous sommes des gens de goûts, même si, étrangement, le rock français c’est vraiment de la m#### à mon humble avis).
L’album arrive très vite dans le top 5 des charts britanniques, et ses singles sont chaque fois bien placés. Dans l’ordre :
36 Degrees, sorti le 3 juin 1996, puis Teenage Angst, Nancy Boy et une nouvelle version de Bruise Pristine.
Un petit problème: de grandes tensions entre Brian Molko et leur batteur, Robert (tu m’étonnes avec un nom pareil – enfin j’dis ça…). Ce dernier s’en va, fragilisant Placebo qui commençait à connaître un grand succès. Mais Brian et Stefan pensent à leur premier batteur, Steve Hewitt (un nom de winner là par contre) qui les rejoint une nouvelle fois.



C’est alors que le groupe va passer du statut d’espoir à celui d’icône avec l’un des plus beaux albums rocks jamais écrit (en toute objectivité). Mais ça, ce sera pour la seconde partie…

jeudi 8 avril 2010

Démos vidéo de matériel musical

Il m'arrive de faire des tests de matériel. Auparavant sous forme d'articles, je me suis décidé
à passer au format vidéo donc vous pouvez me voir jouer et présenter une fuzz, la Nitrogen 21,
sur ces deux vidéos :



Accessoirement, vous pouvez me voir dans la 2e vidéo, à la fin.

Ici voici deux effets de celui qui est peut être mon constructeur préféré : le Dr Scientist.
Il travaille avec sa femme au canada pour nous fabriquer des effets qui non seulement sonnent
particulièrement bien (et qui sont un outil de création extraordinaire), mais qui bénéficient
aussi d'une finition très réussie.